BIO

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« Tout ce qui ne contribue pas à mon édification : zéro »
Henri Michaux

 

Christine Bouteiller est réalisatrice et vidéaste.
Elle envisage le documentaire comme un lieu d’écoute et de reconstruction du monde, où ceux qui parlent se font les auteurs de leurs propres représentations et récits.

Elle :
– expérimente dans diverses créations documentaires (La Cabine, Les Egarés, La Lune à l’envers…)
– réalise des films pour la télévision, les entreprises, institutions, ONG,… en particulier sur des thématiques Histoire et Société (Les Lois Auroux – CFDT, Femmes de l’Ombre – Chaîne Histoire, La 3e voix – MSA…)
contribue volontiers aux films d’autres créateurs (montage et écriture pour France 5, France 3, festivals,…)
accompagne des personnes non-professionnelles dans leur propre création (ateliers vidéo / écriture / photo, en milieu socio-éducatif, thérapeutique, développement à l’étranger…)

 

Et si vraiment vous êtes curieux…

« Je suis née en 1976, en Normandie. Vous voyez, les jolies vallées verdoyantes ? Non, plutôt vers les cités industrielles dévastées par les effets des crises pétrolières. C’est peut-être ce petit côté Ken Loach du paysage qui m’a poussée vers le cinéma et ses vertus documentaires. Ou alors, le fait que le seul lieu culturel à ma portée était, curieusement, un cinéma d’art et d’essai ?

« Y a pas de hasard » m’a dit Dominique, personnage principal de mon premier film documentaire . Après un BTS de montage et un master en conception audiovisuelle, je découvrais que l’apprentissage commençait vraiment ici, dans la rencontre, l’expérimentation et le voyage.
« Pas de hasard », si je fais le point sur les films réalisés depuis :
survivants de la Grande Guerre , femmes Résistantes en 39-45, crimes historiques… jusqu’aux ex-réfugiés cambodgiens : Ma démarche documentaire met en relief une parole singulière dans sa dimension sociale, interroge les notions d’engagement, de vulnérabilité et de résilience.

Cet intérêt pour l’individu dans sa singularité a grandi avec la conviction que les sujets de mes films pouvaient aussi bien devenir auteurs de leurs propres représentations. La « vidéo participative » est devenue mon sujet de recherche universitaire et personnelle, expérimenté au fil d’ateliers de création vidéo (écoles, centres sociaux, milieu carcéral, ONG… en France et à l’étranger), et récemment, d’une formation en médiation artistique et Art-Thérapie à l’Institut National d’Expression, de Création, d’Art et de Transformation.

Parallèlement, en 2004, je rencontrai « par hasard » un pays intriguant que je ne quitterai presque plus : le Cambodge. Après une mission d’attachée audiovisuel à l’Ambassade de France de Phnom Penh, j’ai poursuivi entre terre et rizière mon errance documentaire, m’associant à des productions audiovisuelles dans le cadre de projets de développement (AFD, UNDP, OXFAM…).

Ce n’est pas un hasard, je crois, si en 2013 je propose à la Panacée, centre de culture contemporaine de Montpellier, une création vidéo participative en relation avec des scientifiques et les publics… La Cabine comme lieu de rencontre entre l’intime et la technologie… et point de départ d’un projet transmedia en développement. « 

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